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Vente de légumes en frais (tomate, carotte, haricot vert, aubergine, chou-fleur, courgette, poivron, etc) et de fruits (pasteque, orange, citron, banane,etc.) sur un marché de Chypre (Grèce). © © INRA, DJACTA Mounia

Les relations entre pratiques alimentaires, santé et durabilité

Mis à jour le 18/07/2017
Publié le 17/03/2015
Mots-clés :

Historiquement, l’étude des relations alimentation/santé s’est focalisée sur l’analyse des propriétés des nutriments, des aliments ou des régimes(i.e.profils alimentaires). Plus récemment seulement, les conséquences sanitaires des pratiques et comportements alimentaires (grignotage, horaires décalés, répartition des apports dans la journée, consommation hors foyer, modes de cuisson, produits issus de l’agriculture biologique, etc.) ont fait l’objet d’investigations exploratoires pour mieux comprendre l’échec de la prise en charge de l’obésité. Ainsi, bien que ces questions soient centrales pour une partie des citoyens et pour les autorités de santé publique, les connaissances sur l’impact des pratiques alimentaires sur la santé et le bien-être sont pratiquement inexistantes et des travaux devront être envisagés pour explorer leurs effets sur les risques pour la santé, sur le ressenti de bien-être des individus.

L'INRA s'attachera à évaluer dans quelle mesure des comportements particuliers affectent la qualité nutritionnelle de l’alimentation (par exemple en termes d’apport calorique ou d’équilibre des macro et micronutriments), information à partir de laquelle il sera possible d’estimer le risque pour les individus. Les travaux de biologie prédictive qui évaluent le potentiel des biomarqueurs comme indicateurs des évolutions métaboliques ou sanitaires seront envisagés pour autant qu’ils intègrent l’analyse des comportements ou les effets de l’offre alimentaire (qualité, impact des procédés, bio-accessibilité, etc.), ou l’étude des relations entre pratiques et exposition aux xénobiotiques ou aux agents microbiologiques. Les études expérimentales de neurophysiologie ou psychologie comportementale seront envisagées pour éclairer les mécanismes cérébraux mis en jeu dans les relations alimentation bien-être/plaisir. Une attention particulière sera accordée à l’analyse des effets de la consommation de produits d’origine animale vs végétale.

Dans les pays industrialisés, la consommation excessive de produits animaux (viandes et produits laitiers) et l’abondance des pertes et des gaspillages sont les vecteurs majeurs de l’impact environnemental des pratiques alimentaires. En plus de l’étude approfondie de ces contributeurs majeurs, les recherches viseront  à mieux caractériser d’un point de vue environnemental (émission de CO2, eau, biodiversité, contamination, consommation de ressources, d’eau, de terres, etc.) les pratiques de consommation liées à différents modes de production, en cours et émergentes, et à explorer les systèmes alimentaires alternatifs. Des recherches devront aussi estimer dans quelle mesure des changements de comportements et de consommation pourraient s’accompagner d’une réduction significative des impacts environnementaux

Les systèmes alimentaires « bio », les circuits courts, le commerce équitable sont des pratiques alternatives qu’il conviendra d’analyser.

Une attention particulière sera apportée à la question de la réduction des calories d’origine animale, à son impact sur les équilibres alimentaires, aux possibilités de substitution et aux conséquences pour la santé et pour l’environnement, tout en intégrant l’impact socio-économique. Il s’agira d’identifier les compromis nécessaires pour satisfaire les équilibres nutritionnels, les effets sur la santé mais néanmoins acceptables du point de vue environnemental et économique.

Livrables

Les objectifs du métaprogramme sont de :

  • caractériser l'impact des pratiques sur la santé et l'environnement
  • hiérarchiser les pratiques d'un point de vue santé et environnement
  • évaluer les risques et les bénéfices en prenant en compte l'impact sur la santé et l'environnement
  • étudier à l'échelle de petites régions pour permettre l'analyse fine des trajectoires alimentaires ou des facteurs complexes comme le rôle des réseaux sociaux ou celui des dynamiques territoriales