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Vente de légumes en frais (tomate, carotte, haricot vert, aubergine, chou-fleur, courgette, poivron, etc) et de fruits (pasteque, orange, citron, banane,etc.) sur un marché de Chypre (Grèce). © © INRA, DJACTA Mounia

Les relations entre pratiques alimentaires, santé et durabilité

Transitions nutritionnelles : déterminants et impacts

Jean Dallongeville décrit les transitions nutritionnelles du point de vue de l'épidémiologie et leurs relations avec les indicateurs de santé.

Mis à jour le 19/03/2015
Publié le 17/03/2015
Mots-clés :

La transition nutritionnelle est le processus de changement des habitudes alimentaires qui accompagne l’évolution des conditions sanitaires et démographiques liée au développement économique. Ainsi, la transition épidémiologique est le passage d’un modèle de forte prévalence de maladies infectieuses et de mortalité infantile élevée en relation avec la malnutrition, à un assainissement de l’environnement et
l’amélioration des conditions sanitaires qui se traduit par une augmentation de l’espérance de vie, le développement des maladies chroniques et dégénératives liées à l’âge.

Parallèlement, les conditions de vie s’améliorent, la sédentarité augmente et l’alimentation devient pléthorique se traduisant par un risque accru de maladies métaboliques et obésité. La qualité de l’alimentation évolue également avec le développement économique, d’une alimentation traditionnelle riche en glucides, fibres, dépourvue de graisses animales à une alimentation caractérisée par une abondance énergétique, riche en graisses et sucres simples. Ainsi, l’évolution des habitudes alimentaires qui accompagne le développement économique pose des problèmes pour la santé des individus et pour l’environnement de la planète.