• Réduire le texte

    Réduire le texte
  • Rétablir taille du texte

    Rétablir taille du texte
  • Augmenter le texte

    Augmenter le texte
  • Imprimer

    Imprimer
Repas familial.. © Inra, MAITRE Christophe

Les pratiques alimentaires et leurs évolutions

Les calories des boissons sucrées : quel impact sur l'appréciation et l'ajustement calorique consécutif à la consommation de ces boissons par les enfants ?

Comment les calories apportées par les boissons sucrées agissent-elles sur la formation des préférences des enfants pour les arômes de ces boissons, et sur l’ajustement calorique consécutif à leur consommation ? Une étude menée dans le cadre du métaprogramme DID’IT a permisde mieux comprendre comment les calories contribuent à  forger le comportement et les préférences alimentaires.

Mis à jour le 22/09/2017
Publié le 14/04/2015
Mots-clés :

Au niveau mondial, la consommation de boissons sucrées augmente. La contribution des boissons sucrées à la consommation énergétique totale et à la prise de poids chez les enfants et les adultes reste controversée.  Les théories en vigueur suggèrent que l’association répétée entre un nouvel arôme et des calories est susceptible d’induire l’appréciation de cet arôme, par un mécanisme dit d’apprentissage hédonique « flaveur-nutriment ». Quand un nouvel arôme est associé à des calories, on apprend aussi combien l’aliment porteur de cet arôme sera satiétogène. Ce mécanisme d’apprentissage « flaveur-nutriment » de la satiété peut permettre un meilleur ajustement de la consommation alimentaire qui suit l’ingestion de l’aliment appris (phénomène d’ajustement calorique).

 La formation des préférences alimentaires est souvent étudiée séparément du contrôle de l’ajustement calorique. Une des originalités de ce travail était d’étudier conjointement l’influence de la densité énergétique sur l’apprentissage de l’appréciation de boissons sucrées, et sur l’ajustement calorique au repas suivant leur consommation.

 La boisson calorique contenait du saccharose (150 kcal) et la boisson non calorique du sucralose (0 kcal). L’étude a été intégralement conduite dans une école primaire de Dijon, avec des enfants de 8 à 11 ans. Les boissons étaient consommées par les enfants en fin de matinée et la mesure des prises alimentaires avait lieu à la cafétéria lors du déjeuner pris dans les conditions habituelles.

 L’étude a permis de montrer qu’après apprentissage (2 ou 7 expositions à des boissons sucrées caloriques ou non), les calories permettaient la formation d’une appréciation plus stable de la flaveur de la boisson. De plus, ce travail a montré qu’avant apprentissage les enfants ne parvenaient pas à ajuster les calories consommées au repas suivant la consommation des boissons caloriques, et après apprentissage ils ont mieux ajusté les calories (39% des calories apportées par les boissons ont été ajustées), mais toujours imparfaitement. La consommation de boissons sucrées avant un repas pourrait donc entrainer une augmentation de la prise énergétique.

 Il reste maintenant à étudier si les phénomènes d’apprentissage des préférences et de l’ajustement calorique observés chez des enfants d’âge scolaire sont similaires chez des enfants plus jeunes et des nourrissons.

Contact(s)
Contact(s) scientifique(s) :