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Le Conseil indien de la recherche agricole (ICAR) et l’Inra, soutenu par le Centre indo-français pour la promotion de la Recherche Avancée (CEFIPRA), ont ouvert le 9 mars leur séminaire (9 - 11 mars 2015) sur la coopération scientifique en collaboration dans le domaine de la recherche agricole au Centre national des sciences agricoles de New Delhi.. © © INRA, INRA

Comptes rendus d'évènements

Symposium 2014 : Quelles pistes pour une alimentation durable ?

Lors des journées francophones de nutrition en décembre 2014, l’INRA a présenté des travaux de recherche portant sur l’alimentation durable menés au sein de l’Institut.

Mis à jour le 22/09/2017
Publié le 20/04/2015
Mots-clés :

Lors du symposium, Louis-George Soler, Unité Alimentation et Sciences Sociales à Paris, a rapporté des travaux explorant les relations entre la qualité nutritionnelle et l’impact environnemental des aliments. Ces recherches ont pour objectif d’identifier les évolutions des habitudes alimentaires nécessaires pour en réduire les impacts environnementaux tout en optimisant la qualité nutritionnelle, la valeur économique et l’acceptabilité sociale.

Didier Rémond, Unité de Nutrition Humaine à Clermont-Ferrand, a analysé les équilibres nécessaires entre les apports protéiques d’origine animale et végétale pour promouvoir une alimentation humaine saine et durable. Plusieurs pistes sont évoquées pour augmenter la disponibilité en protéines alimentaires, telles que la limitation des pertes et des gaspillages, le développement de nouvelles sources de protéines (insectes, algues,…), ou la réorientation d’une partie des matières premières destinées à l’alimentation animale vers une consommation directe par l’homme. A l’inverse, l’élevage permet de valoriser des résidus et co-produits de l’agriculture en transformant des protéines de qualité médiocre souvent non utilisables par l’homme en protéines de bonne qualité (viande). Le potentiel d’innovation pour accroitre la part des protéines végétales dans l’alimentation humaine est important.

Françoise Médale, de l’unité Nutrition, Métabolisme, Aquaculture à St Pée, a présenté les avancées récentes dans les systèmes d’élevage de poissons. En effet, depuis 25 ans, l’augmentation de la demande en poisson par les consommateurs est couverte par l’aquaculture. Les travaux de recherche visent à réduire les apports en l’huile et la farine de poissons de mer nécessaires à l’élevage, mais dont les ressources se raréfient. Les travaux montrent, qu’il est désormais possible de substituer la farine de poisson par des produits végétaux : glutens de blé, de maïs, concentré de soja, tourteaux de soja, colza, lupin, féverole, pois, qu’une substitution à hauteur de 85% des apports n’entraîne pas de perturbation de la production, que les huiles de poisson de mer peuvent être remplacées par des huiles végétales (colza, soja, maïs, palme, lin) sans modifier la croissance des poissons si les besoins en acides gras polyinsaturés sont couverts et qu’un alimentation ciblée à des périodes de croissance permet de maintenir des teneurs en acides gras oméga-3 optimales.

 

Programme

Modérateur :Jean Dallongeville (Lille)

  • Louis George Soler (Ivry)

Empreinte carbone et alimentation de qualité.

  •  Didier Rémond (Clermont-Ferrand)  

Protéines animales–protéines végétales : quel équilibre pour une alimentation durable ?

  •  Françoise Médale (St Pée sur Nivelle)

Poisson d’élevage, une source de protéine durable : avancées récentes dans les systèmes d’élevage.